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28/04/2008

La paille, halte aux idées reçues !

La maison en paille souffre encore aujourd'hui d'une mauvaise image. Peu solide, peu résistante au feu... pourtant, la construction en paille est aujourd'hui bien éloignée de la maison des trois petits cochons. Très solide, très isolante, la paille est un matériau on ne peut plus écologique pour la construction d'habitats sains.  La construction avec des bottes de paille vient des Etats-Unis au Nebraska où elle a fait son apparition il y a près d'un siècle. On utilisait la paille pour des raisons de coût et de terrain (terre peu sableuse et manque de bois).

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Les avantages de la paille :

- elle ne coûte que un à deux euros la botte
- matériau très facilement disponible
- c'est un très bon isolant acoustique et thermique de très haute performance
- la paille est recyclable
- elle est esthétique

Les inconvénients :

Il existe encore peu d'organismes ou d'architectes qui prennent en charge les constructions en paille. La plupart du temps elles sont réalisées en autoconstrution, avec l'aide d'associations.

Pour plus de renseignements, voici une sélection de sites web

La paille, descriptif du matériau sur materiaux-ecologiques.com, un guide des matériaux écologiques pour la construction
http://www.materiaux-ecologiques.com/materiaux-paille.html

La maison en paille
Un site entièrement dédié à la maison en paille
www.lamaisonenpaille.com

Approche paille
Une association pour construire son habitation isolée, saine, économique et durable, avec du bois et des ballots de paille
www.approchepaille.fr

Conseils pour la construction paille
http://www.ideesmaison.com/Isolation-Paille-conseils.html

Forum des menbres de l'association Les Compaillons
http://compaillons.naturalforum.net/

26/04/2008

Construction d'une maison bois

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Un album photo dédié à la construction d'une maison en bois massif et ossature bois à Sepx (31, haute-garonne).

http://habitat-ecologique.20minutes-blogs.fr/album/constr...

22/04/2008

Interview de Clotilde Sers, militante écologiste

Nous interviewons aujourd'hui Clotilde Sers, candidate des Verts aux dernières élections cantonales sur le canton du Pellerin (44), proche de Nantes.

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- Bonjour Clotilde, peux-tu nous parler de tes valeurs citoyennes et écologiques?

"Les valeurs, c'est délicat, il faut les manipuler avec précaution".

Il me semble que la citoyenneté, c'est avant tout avoir conscience du monde autour de soi, avoir l'envie de construire avec les autres, au profit de la collectivité et de chacun. Etre citoyen, c'est s'inscrire au coeur de l'humanité, être force de proposition de manière individuelle et collective.

L'écologie,  à mon sens, c'est prendre conscience qu'en tant qu'être vivant, nous ne sommes qu'un maillon de la chaîne dans un système qui nous porte. C'est à partir de cette base que nous devons construire et orienter l'ensemble de nos actions, car nous avons une force humaine particulièrement impactante (je ne vais pas revenir ici sur l'ensemble des enjeux que nous connaissons tous aujourd'hui). L'écologie ne se résume pas à un regard contemplatif sur la nature (ce n'est pas seulement "les petits oiseaux qui chantent"). L'écologie, c'est avant tout un point de vue. Je veux dire par là qu'il ne s'agit pas seulement de coller des pansements sur les plaies que l'on inflige à la nature ou dit d'une autre manière de jouer aux pompiers. Il est nécessaire de  regarder notre monde à partir d'un autre axe. Chacune de nos décisions doit être prise en regard de l'impact sur nos ressources. Les exemples de dégâts écologiques entraînant des conséquences économiques, sanitaires, sociales peuvent être multipliés à volonté. L'écologie est une base, la base. Je me réfère directement aux arts martiaux qui enseignent toujours et avant tout : la base, l'ancrage au monde,  la conscience de ce qui nous entoure.  Pour moi l'écologie, c'est ça, l'ancrage au monde.

- Pour ces dernières cantonales, l'habitat avait-il une place dans ton programme ?

Bien sûr.  Le logement est un besoin essentiel, et même primaire. Imaginez-vous, en dehors de l'impact budgétaire, vivre au quotidien dans une atmosphère polluée, imaginez-vous vos enfants en bas âge être imprégnés par les formaldéhydes de vos sols en plastique tout neufs ? Pourtant, c'est ce que nous vivons tous les jours. Lorsque l'on construit des logements sociaux, on regarde toujours à court terme et au moins cher. On privilégie donc par exemple un chauffage électrique, très consommateur, avec une isolation minimum : un trou grandissant dans le budget déjà serré de populations défavorisées. On utilise des matériaux  bon marché mais bourrés de produits polluants, allergènes, cancérigènes, favorisant les maladies sur une population déjà bien touchée par les problèmes sanitaires, avec un impact  sévère pour la collectivité (Sécurité sociale), etc... L'impact écologique de l'habitat touche ici directement des questions économiques, sanitaires et sociales. Et on ne parle même pas des conséquences de la production elle-même d'énergie nucléaire, pétrolière ou de tous les composants chimiques constitutifs des matériaux utilisés.
Bien évidemment, le logement est une question centrale chez les Verts.

- Quelles sont pour toi les solutions rapides et concrètes concernant l'habitat écologique à mettre en oeuvre au niveau national ?

A un niveau national et local : mettre en place un système d'éco-conditionnalités, c'est-à-dire imposer lors des appels d'offre des conditions de construction respectueuses de l'environnement, des hommes qui construiront ces logements et des hommes qui y vivront. Valoriser et soutenir les éco-quartiers, diminuer les taxes pour les particuliers faisant le choix d'un habitat écologique, soutenir et favoriser l'implantation et l'installation d'entreprises dont l'activité est centrée sur le négoce ou (et) la production de matériaux écologiques, la construction HQE, etc...


- Quelle influence et quel rôle ont les collectivités locales à propos d'habitat écologique ?

Une influence et un rôle majeurs. Ce sont les collectivités qui notamment doivent mettre en oeuvre la loi SRU, qui décident du PLU... Les Elus ont le devoir d'impulser la dynamique autour de ce sujet.  Par exemple (et comme je l'ai dit plus haut) : appels d'offres conditionnés, isolation des logements anciens, éco-quartiers, bâtiments HQE, crédits à taux 0, mesures de soutien pour l'implantation d'entreprises d'installation de chauffage solaire, capteurs photovoltaïques... etc...  Il s'agit pour les collectivités de pousser vers la réduction de l'empreinte écologique du territoire. La politique de logement  doit donc prendre en compte la notion d'habitat écologique.


- Comment les citoyens peuvent s'organiser ou tout au moins agir sur leur habitat ?

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Ca reste encore complexe mais il existe tout un tas de petites choses à faire. Un habitat écologique c'est autant un bâtiment non polluant qu'un bâtiment économe. Cela passe donc tout autant par les matériaux et installations utilisés que par le comportement de ses habitants. Sur la question des matériaux, bien que les produits écologiques restent en moyenne encore chers, il s'agit de bien étudier le rapport entre l'investissement de départ et le retour sur cet investissement. Je pense par exemple à l'installation photovoltaïque, qui, même si l'on peut bénéficier de crédit d'impôt, reste difficilement abordable. Pour autant, le retour sur investissement est particulièrement intéressant dès le moyen terme... ça peut donc valoir le coup de faire souffrir un peu le porte-monnaie. Ensuite, il existe tout un tas d'astuces très simples pour limiter l'impact écologique et économiser l'énergie ou l'eau. Et ce de manière parfaitement abordables : revenir à la cire pour votre plancher plutôt que de vitrifier, choisir des peintures ou des pigments naturels, préférer le coton ou la laine pour l'habillage de vos fenêtres ou de vos sols...et puis fermer le robinet correctement, prendre des douches plutôt que des bains, veiller à éteindre les lumières, à investir dans des ampoules basse consommation (le retour sur investissement est immédiat !), fermer les volets suffisamment tôt en hiver (et les rouvrir le lendemain dès qu'il fait jour !!!). Bref, un habitat écologique c'est autant le bâtiment que ses habitants ! Et puis, bien se renseigner tant sur les matériaux, qui au final peuvent revenir moins chers que des matériaux classiques, que sur les crédits d'impôts, les aides locales financières et (ou) associatives. Il existe un certain nombre d'associations autour de la question qui peuvent aider le citoyen dans ses démarches !


- Comment peut-on réduire la fracture entre les villes et le milieu rural ? Faut-il désengorger les villes ?

La question est importante et complexe car elle touche bien évidemment à notre cadre de vie, aux enjeux climatiques, à la préservation des terres agricoles...  Depuis quelques décennies, nous avons assisté à ce désengorgement : les citoyens souhaitent accéder à la propriété pour moins cher, quitte à se déplacer chaque jour du lieu d'habitation vers le lieu de travail. En dehors du fait que l'augmentation de l'immobilier et du carburant ne rend plus aussi facile l'accession à la propriété en milieu rural (limite économique), ce modèle d'étalement urbain montre également des limites écologiques et sociales. Ecologiques : sans la mise en place d'un système de transports en commun efficace et adapté, les déplacements des travailleurs entraînent une pollution immédiate liée à l'utilisation quotidienne d'un, voire plusieurs, véhicule (s) par famille. Les terres agricoles se transforment en terrains constructibles et les lotisseurs ne sont pas suffisamment sensibilisés à la construction HQE. Sociales : on entraîne vers le  rural des questions et problématiques sociologiques de type urbain qui n'existaient pas jusqu'alors. Enfin, l'étalement urbain vers la campagne nécessite des infrastructures  (routes, supermarchés...) dont le coût financier (et évidemment écologique) n'est pas  anodin.
La position aujourd'hui la plus soutenable est plutôt de redensifier les villes. Cela ne veut pas dire construire des cages à poules comme dans les années 70 mais de proposer un nouvel habitat collectif écologique avec une réelle intégration des  espaces verts, où l'on favoriserait les cheminements et déplacements doux, la mixité des fonctions, des activités et des habitats. En bref, une ville compacte mais soucieuse des équilibres qui la traversent (gestion des déchets, de l'énergie, diversité culturelle...). Sur ce sujet, je propose aux internautes d'aller lire "Le Manifeste de la Ville en vert" sur le site www.lesverts.fr. Il me semble que la solidarité ville-campagne se joue là, entre un milieu urbain vivable et dense qui assure la dynamique économique et la transfère vers la campagne et un milieu rural qui préserve et développe une agriculture saine, des espaces naturels protégés, autant d'éléments essentiels à notre avenir (manger, respirer, boire ou se ressourcer...). Cela n'évite évidemment pas de se poser la question de l'habitat écologique (construction ou rénovation) en campagne !


- Quelles dispositions doivent prendre les agriculteurs et n'ont-il pas un rôle à jouer avec les matériaux écologiques plus que pour l'énergie ?

Si la question est celle des biocarburants, ils ont en effet certainement mieux à faire. Les biocarburants sont une fausse solution et une nouvelle rustine sur un système défaillant. Produire du bio-carburant nécessite d'immenses surfaces agricoles et nous en manquons déjà pour notre propre subsistance. C'est également un système d'exploitation favorisant les intrants chimiques (engrais, pesticides...) et la culture d'OGM. Enfin, cette culture risque encore une fois d'être concentrée dans les mains de quelques exploitants, dépendants de grands groupes.

Si par contre, tu veux parler de la production "bois-énergie", là les agriculteurs ont non seulement un rôle à jouer mais peuvent sortir leur épingle du jeu. Cette filière consiste a recycler les déchets de tailles et de coupes en plaquettes ou granulés qui viennent alimenter une chaudière à bois. Celle-ci fournira elle-même de la chaleur à des constructions publiques ou privées.  Au-delà d'une énergie peu coûteuse et renouvelable, ce système présente plusieurs avantages : entretien des haies et du bocage, dont les atouts sont aujourd'hui largement reconnus,  valorisation des déchets... Enfin, pour mettre en place cette filière bois-énergie, l'ensemble des acteurs d'un territoire doivent travailler collectivement, coopérer au travers des CUMA, CIVAM  et autres structures ; et ça c'est de la cohésion sociale, ciment de notre société humaine.

Les agriculteurs ont un rôle majeur sur l'évolution de notre monde, bien évidemment. Tant au niveau énergétique, qu'alimentaire, sanitaire, etc... Ils sont un socle essentiel. Et bien entendu, certains ont déjà intégré la nouvelle donne écologique, notamment en terme de matériaux : éleveurs de mouton qui récupèrent et revendent la laine, producteurs de chanvre, récupération de bale de céréales ou de plumes de canard  mais cela ne concerne encore qu'une minorité de petites structures. C'est une opportunité intéressante pour diversifier la production, créer de la valeur-ajoutée et participer à la protection des ressources.

Là encore, il s'agit de regarder les choses différemment, d'avoir une posture globale et non pas sectorisée ou sur-spécialisée. Or,  les agriculteurs d'aujourd'hui, hormis quelques survivants ou résistants, ont un profil d'industriels. Ils  subissent la même logique financière que tout autre type de production. Il leur est tout aussi compliqué, voire même plus, que les autres d'envisager une réflexion plus globale, d'aborder leur activité sous un autre angle, en lien avec l'environnement naturel et humain. Lorsque je travaillais sur la question de l'élevage des moutons en Pyrénées Centrales, les éleveurs, confrontés à la présence de l'ours, m'ont souvent répété : "nous sommes des producteurs, pas des paysagistes"... En d'autres termes, ils limitaient d'eux-mêmes leur fonction à une seule activité sans en réfléchir les conséquences, ni pour eux-mêmes, ni pour les autres habitants du territoire.  Je trouve cela dommage. En acceptant ce rôle de "paysagiste" (entretien des estives et de la forêt, des fonds de vallées...), en partie indissociable de leur fonction, ils ont la possibilité de regarder leur activité de manière ouverte et plurielle, adaptée aux spécificités locales,  adaptable aux aléas et non plus seulement dépendante du maquignon, construite avec et pour  l'ensemble de la collectivité. C'est toute la question de la solidarité mais aussi du développement durable : comment le concrétise-t-on ?  Comment prendre en compte l'ensemble des impacts d'une activité qu'ils soient économiques, environnementaux et sociaux ?


- L'avenir ne passe-t-il pas par une multiplication des solutions écologiques, que ce soit en termes de construction ou d'énergie ?

Je ne vais pas répondre non ! Et personne ne répondra plus jamais non. Par contre, tant que nous resterons ancrés dans une culture ultra-libérale et capitaliste, passer le cap demeurera trop compliqué, même si à terme ce sera dévastateur. Je veux dire par là que tant que l'offre et la demande dirigeront le monde, tant que la richesse financière restera entre les mains de 10% de la population, nos besoins, ceux des hommes et de la planète ne pourront être vraiment  pris en compte. En attendant, localement, individuellement ou par le biais des collectivités, nous pouvons bien entendu multiplier les solutions écologiques (en les réfléchissant) et participer ainsi à un effet cumulatif qui agira à la longue à d'autres échelons (nationaux, européens et pourquoi pas mondiaux). "Agir local, penser global". Et puis peut-être pouvons-nous parier sur notre imagination pour inventer des solutions simples et respectueuses ?


- Que garde-t-on du Grenelle de l'environnement sur l'habitat écologique ?

Le Grenelle de quoi ?

Plus sérieusement : deux mesures ont été annoncées et pourraient être effectives rapidement : la mise en place d'un crédit à 0% en faveur de la rénovation énergétique des logements anciens (notamment pour l'isolation thermique) et la mise en application d'un seuil de consommation énergétique des bâtiments neufs et anciens. C'est essentiellement cela il me semble que l'on peut espérer garder. Le débat énergétique (et donc financier) a pris le pas sur d'autres thèmes comme l'économie de l'eau,  les pollutions chimiques, sonores, etc... Ces questions n'ont pas été abordées, me semble-t-il, à leur juste valeur.
Malheureusement, je crois que, de toute façon, rien ou pas grand chose ne sera gardé...


- Le mot de la fin ?

En ce moment, j'aime beaucoup cette petite phrase de Mark Twain et je la propose à tous les pessimistes : "ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait".


- Merci Clotilde et bonne continuation !

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Vous pouvez retrouver Clotilde Sers lors de l'émission "Comment vont les fourmis ?" ; consacrée à l'Economie Sociale et Solidaire sur Jet Fm à Nantes (91.2 ou http://www.jetfm.asso.fr), diffusée le troisième lundi du mois.

 

 

17/04/2008

Ecofestival de Bourgogne

8a4fb8011b4ac43701aa4d821024cc75.jpgEcofestival de Bourgogne
Du 09 mai 2008 au 11 mai 2008


Ecodomaine des Gilats

89130 Toucy

L'écofestival de Bourgogne est un salon qui dure trois jours avec la participation d'intervenants spécialisés dans le domaine de l'habitat écologique et des nouveaux projets sociaux qui voient le jour. Durant ce festival auront lieu des exposés, des conférences et des rencontres avec des acteurs locaux de centre agro-écologique, d’éco-centre, d’éco-hameau et d’entreprises solidaires. Tables rondes, débats mais aussi découverte : les nouveaux projets qui émergent actuellement autour de l'habitat écologique seront passés en revue et discutés.

L'écofestival c'est également un espace de plein air avec 120 exposants, des animations pour les enfants, du théâtre de rue, des spectacles de musique traditionnelle et de danses.

Ecofestival de Bourgogne : Salon, festival, Eco-habitat, habitat écologique, projets écologiques

 
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